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L’addiction aux jeux-vidéo, un trouble reconnu comme maladie par l’OMS

Lors de l’Assemblée mondiale de la Santé qui a eu lieu du 20 au 28 mai 2019, l’OMS a adopté la 11ème révision de la classification internationale des maladies (CIM-11) qui avait été publiée en janvier 2018.

Cette adoption fait entrer de nouvelles pathologies, dont le burn-out, dans cette classification.

Le trouble du jeu vidéo, ou gaming disorder, est officiellement reconnue comme une maladie par l’OMS.

Les professionnels du jeu vidéo récusent l’idée d’une dépendance aux jeux-vidéo et appellent l’OMS à revoir sa position.

Qu’est-ce que la dépendance aux jeux-vidéo ?

Dans une publication de janvier 2018, l’OMS définissait l’addiction pathologique aux jeux-vidéo comme une perte de contrôle face à cette pratique. Le joueur place cette activité au-dessus des autres et délaisse ses autres centres d’intérêt. Celle-ci prend une place croissante dans le quotidien du joueur malgré des conséquences préjudicielles.

Pour que l’on parle de trouble pathologique, certaines conditions doivent être remplies

  • altération majeure des activités normales du joueur : vie personnelle, obligations familiales, relations sociales, vie professionnelle ou scolaire, etc. ;
  • pratique addictive sur au moins 12 mois.

Quelles sont les conséquences de cette reconnaissance du gaming disorder comme pathologie ?

La classification internationale des maladies (CIM) est un document qui recense les pathologies et les troubles sanitaires dans le monde entier. Il a une valeur normative et est utilisé aussi bien par les médecins pour diagnostiquer une maladie que par les chercheurs pour classer les pathologies et établir des statistiques sur la tendance mondiale en matière de santé.

L’inclusion de la dépendance aux jeux-vidéo dans cette liste normative vise à permettre aux professionnels de santé de prendre conscience de l’existence de ce trouble et de l’inclure dans l’éventualité des diagnostics.

Elle va également permettre d’établir des statistiques afin de mesurer l’évolution mondiale de cette addiction. Elle a aussi pour but de faciliter la mise en place de plan de prévention au niveau national, régional ou international. Enfin, en France, elle peut impacter sur la prise en charge des traitements par les différents régimes d’assurance maladie ainsi que par les assurances santé privées.

L’OMS reste cependant prudente quant à la proportion de ce trouble du jeu vidéo. Selon cet organisme, une infime partie des joueurs mondiaux sont concernés par cette pathologie.

Néanmoins, l’Organisation mondiale de la santé incite les adeptes du jeu vidéo à évaluer leur pratique et ses conséquences sur leur vie quotidienne. Elle les invite à mesurer le temps passé à cette activité afin qu’elle ne se répercute pas sur d’autres activités essentielles.

Les professionnels du jeu vidéo ne sont pas favorables à la présence de l’addiction aux jeux-vidéo au sein de la CMI-11. Ils indiquent qu’aucune preuve scientifique n’appuie la définition et l’existence d’un trouble du jeu vidéo. Cette absence d’éléments probants devrait, selon eux, conduire l’OMS à ne pas intégrer ce trouble dans un document ayant une aussi grande force normative que la CMI.

Cette nouvelle classification internationale des maladies entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

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