Pour comprendre une hausse, il faut d'abord savoir à quoi sert la cotisation. Elle ne sert pas qu'à rembourser des soins.
Que finance réellement une cotisation de complémentaire santé ?
Une cotisation de complémentaire santé finance quatre postes : les remboursements de soins, les taxes reversées à l'État et à la sécurité sociale, le coût de fonctionnement de l'organisme et, s'il en reste, un résultat.
Selon le rapport 2025 de la DREES, les prestations ont représenté 79 % des cotisations collectées en 2024, après 81 % en 2023, les charges de gestion 18,8 %, et le résultat technique 1,6 % des cotisations hors taxe. Ce résultat est redevenu positif après une année 2023 négative, la première depuis 2011.
| Poste de la cotisation | Ce qu'il finance | Qui en fixe le niveau | Ce qui le fait évoluer |
|---|---|---|---|
| Prestations | Les remboursements versés aux adhérents, en complément de l'Assurance maladie. | Tarifs de santé | Le volume de soins consommés, le prix des actes et les charges que l'Assurance maladie transfère aux complémentaires. |
| Taxes et contributions | Les prélèvements reversés à l'État et à la Sécurité sociale sur chaque contrat. | L'État | Chaque loi de financement de la Sécurité sociale, qui peut créer, relever ou reconduire un prélèvement. |
| Coût de fonctionnement | La gestion des contrats et des remboursements, le réseau de distribution et ses commissions, la communication, la publicité et le démarchage commercial. | La complémentaire santé | Ses choix de gestion, son mode de distribution et ses dépenses d'acquisition de nouveaux adhérents. |
| Résultat de l'exercice | Ce qui subsiste une fois les prestations, les prélèvements et les charges payés. | La complémentaire santé | Son statut juridique, qui détermine si ce solde est redistribué, mis en réserve ou versé à des actionnaires. |
Le poste le plus important de cette liste est celui pour lequel vous avez souscrit votre contrat.
Les prestations : la part reversée en remboursements
Les prestations sont les remboursements qu'une complémentaire santé verse en plus de l'Assurance maladie.
Elles couvrent d'abord le ticket modérateur, part du tarif de la sécurité sociale que l'Assurance maladie ne rembourse pas, puis, selon le contrat, le forfait journalier hospitalier, les dépassements d'honoraires et les équipements optiques, dentaires ou auditifs.
Pour une consultation de généraliste de secteur 1 à 30 €, dans le parcours de soins, l'Assurance maladie applique un taux de 70 %, soit 21 €, puis déduit la participation forfaitaire de 2 € : elle verse donc 19 €, d'après les montants publiés par l'administration . Les 30 % restants, soit 9 €, forment le ticket modérateur, que la complémentaire prend en charge.
Cet exemple retient le tarif conventionnel en vigueur, hors dépassement d'honoraires. Un contrat responsable ne peut rembourser ni cette participation forfaitaire, ni les franchises médicales, qui sont deux prélèvements distincts (article L871-1 du Code de la sécurité sociale).
Une partie de ce que vous payez ne sert pas à vous rembourser, et votre complémentaire n'en décide pas le montant.
Les taxes et contributions prélevées sur chaque contrat
Chaque cotisation supporte la taxe de solidarité additionnelle (TSA), fixée par l'article L862-4 du Code de la sécurité sociale à 13,27 % pour un contrat responsable et solidaire, et à 20,27 % sinon.
Pour 2026, l'article 13 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 ajoute une contribution exceptionnelle de 2,05 %, due par l'organisme lui-même.
Entre la feuille de soins que vous envoyez et le virement que vous recevez, il y a du travail, et ce travail coûte de l'argent.
Le coût de fonctionnement de l'organisme
Le coût de fonctionnement paie la gestion des contrats et des remboursements, l'acquisition de nouveaux adhérents (réseau commercial, commissions, publicité) et l'administration de l'organisme.
Ces charges ont représenté 18,8 % des cotisations en 2024, en recul de 0,5 point sur un an. Avant de souscrire, il est possible de comparer les frais de gestion annoncés par chaque organisme.
Il reste parfois de l'argent une fois les remboursements et les taxes payés. Ce qu'on en fait dépend du type d'organisme chez qui vous êtes assuré.
Mutuelle, institution de prévoyance, assureur : où va l'excédent ?
Une mutuelle régie par le Code de la mutualité et une institution de prévoyance régie par le Code de la sécurité sociale n'ont pas d'actionnaires : leurs excédents restent dans l'organisme.
Une société anonyme régie par le Code des assurances peut verser des dividendes. Le statut ne dit pas tout du prix : les frais de gestion varient aussi d'un organisme à l'autre.
Les remboursements représentent le plus gros de la cotisation. C'est donc d'abord par là qu'une augmentation arrive.
Pourquoi les remboursements coûtent-ils plus cher chaque année ?
Les remboursements coûtent plus cher chaque année pour deux raisons qui se cumulent : les assurés consomment davantage de soins, notamment sous l'effet du vieillissement de la population, et chaque soin coûte plus cher. Les prestations versées par les complémentaires santé ont augmenté de 5,4 % en 2024.
La première raison ne vient pas du prix des soins, mais de la quantité de soins consommés.
Le vieillissement de la population et la hausse des besoins médicaux
Le vieillissement de la population augmente les dépenses de santé, car les besoins médicaux progressent avec l'âge : maladies chroniques, aides auditives, prothèses dentaires, hospitalisations.
Même en affection de longue durée, prise en charge à 100 % sur la base des tarifs de la sécurité sociale, les dépassements d'honoraires restent à financer par la complémentaire.
Même si vous consultez autant que l'année précédente, le prix de chaque rendez-vous ne reste pas le même.
Le prix des soins : consultations, dépassements d'honoraires, technologies médicales
Le prix des soins augmente sous l'effet des revalorisations des tarifs conventionnels, des dépassements d'honoraires des médecins de secteur 2 et du coût des technologies médicales.
Chaque revalorisation augmente le ticket modérateur : le passage de la consultation de généraliste de 26,50 € à 30 € le 22 décembre 2024 a relevé d'autant la part payée par la complémentaire.
Dans certains cas, vous ne payez rien chez l'opticien ou le dentiste. Ce n'est pas gratuit pour autant : quelqu'un paie à votre place.
Le 100 % Santé : dentaire, optique et appareils auditifs
Le 100 % Santé garantit, depuis le 1er janvier 2021 pour l'ensemble des paniers, un reste à charge nul sur une sélection de lunettes, de prothèses dentaires et d'aides auditives, aux assurés couverts par un contrat responsable ou par la Complémentaire santé solidaire.
Ce remboursement est financé par l'Assurance maladie et par la complémentaire santé.
| Poste de soins | Ce que couvre le panier 100 % Santé | Reste à charge dans ce panier | Ce que la complémentaire finance par ailleurs |
|---|---|---|---|
| Dentaire | Certaines couronnes et bridges depuis le 1er janvier 2020, et certaines prothèses amovibles depuis le 1er janvier 2021, à prix plafonnés. | Aucun | Les prothèses des paniers à tarifs maîtrisés et à tarifs libres, selon le niveau de garanties. |
| Optique | Les montures jusqu’à 30 € et les verres de classe A avec traitement antireflet, depuis le 1er janvier 2020. | Aucun | Les verres de classe B, les montures au-delà de 30 € et les options non incluses. |
| Audiologie | Les aides auditives de classe I, avec 30 jours d’essai, 4 ans de garantie et suivi inclus, depuis le 1er janvier 2021. | Aucun | Les aides auditives de classe II, à prix libre, et les accessoires non inscrits au panier. |
À l'hôpital, vous payez aussi pour autre chose que les soins eux-mêmes, et la facture dépend du nombre de jours.
L'hospitalisation et le forfait journalier
Le forfait journalier hospitalier est la participation aux frais d'hébergement payée pour chaque jour d'hospitalisation. Depuis le 1er mars 2026, il s'élève à 23 € par jour à l'hôpital, contre 20 € auparavant, et à 17 € par jour en service de psychiatrie.
Le contrat responsable devant le rembourser, chaque revalorisation alourdit directement les prestations.
Jusqu'ici, la hausse venait du coût des soins. Mais une cotisation peut aussi augmenter alors que les soins, eux, n'ont pas changé de prix.
Quand l'Assurance maladie rembourse moins, qui paie la différence ?
Quand l'Assurance maladie baisse son taux de remboursement, la différence est payée par la complémentaire santé, ou par le patient s'il n'en a pas. Ce transfert de charges augmente les prestations des complémentaires sans que les soins consommés aient changé.
Les hausses de l'exercice en cours sont détaillées dans l'actualité tarifaire de l'année.
Ce changement ne vient pas de votre complémentaire. Il se décide ailleurs, et vous ne le verrez pas écrit dans votre contrat.
Le ticket modérateur, porte d'entrée des transferts de charges
Le ticket modérateur est fixé par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) dans des fourchettes définies par l'article R160-5 du Code de la sécurité sociale.
Le relever transfère une dépense vers les complémentaires : le décret n° 2026-809 du 21 août 2026 prévoit ainsi de ramener le remboursement des soins dentaires de 60 % à une fourchette de 40 % à 50 % au 1er janvier 2027.
Le taux exact doit être arrêté par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie, et il n'était pas publié à la date de rédaction.
Si vous prenez des médicaments régulièrement, ou si vous avez besoin d'un transport pour aller à vos rendez-vous, la même baisse vous concerne.
Médicaments et transports sanitaires : des prises en charge revues
Les médicaments et les transports sanitaires seront moins remboursés à partir du 1er janvier 2027, selon les décrets du 21 août 2026. Les médicaments à service médical rendu modéré, remboursés à 30 %, le seront entre 5 % et 15 % ; les transports sanitaires, remboursés à 55 %, entre 40 % et 50 %.
Depuis le 1er octobre 2026, les conditions de prise en charge du transport sanitaire sont par ailleurs harmonisées pour les assurés qui ne sont pas en affection de longue durée.
En plus de ces dépenses qu'elles reprennent à leur charge, les complémentaires doivent parfois verser de l'argent à l'État.
Ce que la loi de financement de la sécurité sociale fait peser sur les complémentaires
La loi de financement de la sécurité sociale peut créer des prélèvements sur les complémentaires santé.
Pour 2026, l'article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale a institué une contribution de 2,05 %, que le gouvernement propose de prolonger dans son projet de loi pour 2027. Le Conseil constitutionnel a en revanche censuré le gel des tarifs prévu par ce même article, le 23 octobre 2026.
Ces causes sont les mêmes pour tous les assurés. Pourtant, deux personnes assurées chez la même complémentaire ne reçoivent pas la même augmentation.
Pourquoi votre cotisation ne suit-elle pas la même hausse que celle d'un autre assuré ?
Deux assurés d'une même complémentaire santé ne subissent pas la même hausse, car leur cotisation ne repose pas sur les mêmes bases : statut, âge, garanties, foyer et lieu de résidence.
Un salarié partage le coût avec son employeur, tandis qu'un retraité ou un indépendant paie seul un tarif qui tient compte de son âge, comme le montrent les prix moyens constatés.
| Statut | Qui paie la cotisation | Participation de l'employeur | Ce qui fait varier le tarif | Leviers disponibles |
|---|---|---|---|---|
| Salarié en contrat collectif obligatoire | L'employeur et le salarié se partagent la cotisation. | Oui | Le contrat négocié par l'entreprise et la taille du groupe assuré, l'âge n'entrant pas dans le calcul individuel. | Les garanties facultatives, la couverture des ayants droit et les cas de dispense d'adhésion. |
| Retraité | L'assuré seul. | Aucune | L'âge, le niveau de garanties et, à la sortie d'un contrat d'entreprise, les règles d'évolution prévues pour les anciens salariés. | Ajuster les garanties aux besoins réels, comparer à garanties équivalentes, vérifier l'éligibilité à la Complémentaire santé solidaire. |
| Travailleur indépendant | L'assuré seul. | Aucune | L'âge, le niveau de garanties et la composition du foyer couvert. | Ajuster les garanties, comparer les offres et vérifier le cadre fiscal applicable à ses cotisations. |
| Demandeur d'emploi | L'assuré seul, une fois la période de portabilité terminée. | Temporaire | La durée de la portabilité, puis les conditions du contrat individuel souscrit ensuite. | Anticiper la fin de la portabilité, comparer avant l'échéance, vérifier l'éligibilité à la Complémentaire santé solidaire. |
Le premier élément qui explique l'écart est aussi celui sur lequel vous ne pouvez rien changer.
L'âge et la tarification des contrats individuels
En contrat individuel, la complémentaire santé fixe le tarif selon l'âge, parce que les dépenses de santé augmentent avec lui. Avec le vieillissement de la population, la part des assurés dans les tranches d'âge les plus élevées progresse.
Pour autant, un contrat solidaire ne peut pas tenir compte de l'état de santé, mais il peut appliquer des tranches d'âge. De leur côté, les indépendants peuvent déduire leur cotisation dans le cadre de la loi Madelin, à condition que le contrat soit responsable.
Selon que vous payez seul ou que votre employeur participe, le tarif ne se calcule pas de la même façon.
Contrat collectif ou contrat individuel : deux logiques de mutualisation
Un contrat collectif mutualise le risque entre tous les salariés d'une entreprise, et l'employeur en finance au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale). Un contrat individuel tarifie chaque assuré selon son profil.
Le résultat technique était en 2024 de −2,0 % pour les contrats collectifs et de +5,4 % pour les contrats individuels.
Si vous quittez votre entreprise, votre couverture ne s'arrête pas du jour au lendemain.
Demandeur d'emploi : la portabilité puis le contrat individuel
Un salarié indemnisé par l'assurance chômage conserve gratuitement la complémentaire santé de son entreprise pendant son indemnisation, dans la limite de 12 mois (article L911-8 du Code de la sécurité sociale). Ensuite, il peut demander le maintien à titre individuel dans les six mois, au titre de la loi Évin, ou souscrire un autre contrat, qu'il paie seul.
À âge égal et à statut égal, il reste un élément que vous avez choisi vous-même au moment de souscrire.
Le niveau de couverture choisi et les plafonds de remboursement
Plus un contrat rembourse au-delà du ticket modérateur, plus sa cotisation réagit à la hausse du prix des soins.
Une formule qui couvre les dépassements d'honoraires à 200 % ou 300 % de la base de remboursement, ou qui prévoit des garanties optiques élevées, suit des dépenses qui progressent plus vite que les tarifs de la sécurité sociale. Un contrat d'entrée de gamme dépend surtout des décisions de l'Assurance maladie.
Deux derniers éléments font varier le tarif, et ils ne dépendent ni de votre contrat ni de votre âge.
La composition du foyer et le lieu de résidence
Le foyer et le lieu de résidence font varier la cotisation, car ils modifient le montant prévisible des remboursements. Chaque personne ajoutée l'augmente, même si de nombreux organismes appliquent la gratuité à partir du troisième enfant.
Les zones tarifaires reflètent surtout le niveau des dépassements d'honoraires, plus élevés dans les grandes agglomérations.
Connaître les causes d'une hausse ne dit pas si son montant est justifié. La question est posée jusqu'au Parlement.
Une hausse de cotisation est-elle toujours justifiée ?
Une hausse de cotisation combine des causes qui s'imposent à l'organisme et d'autres qui relèvent de ses choix. La progression des soins, les taxes et les transferts de charges s'imposent à lui. Le niveau des frais de gestion, les dépenses commerciales et la mise en réserve dépendent en revanche de sa stratégie. Le Sénat a consacré une mission d'information à cette question en 2024.
Pour juger d’une hausse, il faut savoir ce que l’organisme fait des cotisations qu’il encaisse. Une partie de cette information est publique.
Ce que les organismes doivent communiquer sur l'utilisation des cotisations
Depuis le 1er septembre 2020, toute complémentaire santé proposant un contrat responsable doit communiquer, avant la souscription puis chaque année, la part des cotisations reversée en prestations et la part absorbée par les frais de gestion, selon l'article L871-1 du Code de la sécurité sociale et l'arrêté du 6 mai 2020. Ces ratios portent sur l'organisme, pas sur le contrat.
Ces chiffres publiés n'ont pas mis fin au débat sur le niveau des hausses.
Ce qu'ont relevé le Sénat et les parlementaires
Le rapport d'information du Sénat, adopté le 24 septembre 2024, a estimé que les hausses de cotisations dépassaient ce que justifiait l'évolution des dépenses de santé. Il relevait aussi une progression des frais de gestion de 33 % entre 2011 et 2022, deux fois plus rapide que l'inflation.
En 2026, de nombreux parlementaires ont interrogé le gouvernement sur l'application du gel des cotisations ; celui-ci a répondu aux députés qu'il relevait des relations de droit privé entre assurés et organismes. Les fédérations, dont la Mutualité française, attribuent les hausses à la progression des dépenses de santé et aux transferts de charges.
Recevoir une augmentation ne veut pas dire qu'il faut l'accepter telle quelle. Il y a des choses simples à faire avant de résilier.
Que faire face à une hausse de cotisation ?
Face à une hausse de cotisation, trois réactions sont possibles : vérifier l'avis d'échéance, ajuster ses garanties, puis résilier sa mutuelle si l'écart reste injustifié. Les étapes se présentent ainsi :
- Comparer la nouvelle cotisation à l'ancienne et repérer la part liée à un changement de tranche d'âge.
- Rapprocher le tableau de garanties des remboursements perçus dans l'année.
- Demander à l'organisme une formule ajustée sur les postes peu utilisés.
- Comparer d'autres offres à garanties équivalentes, puis résilier à tout moment et sans frais si l'écart le justifie.
Le premier réflexe concerne un courrier que vous recevez chaque année. Beaucoup le rangent sans le lire, alors qu'il contient deux informations utiles.
Lire l'avis d'échéance et le confronter à ses garanties
L'avis d'échéance indique la cotisation de l'année suivante et rappelle le droit de résiliation. S'il est envoyé moins de 15 jours avant la date limite de résiliation, l'assuré dispose de 20 jours pour résilier (article L221-10-1 du Code de la mutualité et règle équivalente du Code des assurances).
Avant de changer de complémentaire, il est utile de regarder ce que vous utilisez vraiment dans votre contrat.
Ajuster ses garanties à ses besoins réels
Ajuster ses garanties consiste à réduire les postes peu utilisés et à conserver ceux qui génèrent un reste à charge. Un assuré qui consulte uniquement en secteur 1 paie par exemple une couverture des dépassements d'honoraires inutile.
Un classement qui met en regard le tarif et les garanties permet d'évaluer les leviers d'économie disponibles.
Si l'écart reste trop important après ces vérifications, vous pouvez changer de complémentaire. C'est devenu simple.
Résilier et comparer d'autres complémentaires
Après un an de contrat, une complémentaire santé individuelle peut être résiliée à tout moment, sans frais, depuis le 1er décembre 2020 (article L113-15-2 du Code des assurances, article L221-10-2 du Code de la mutualité). Cette résiliation infra-annuelle prend effet un mois après réception, et le nouvel organisme se charge des formalités.
Ce droit concerne les contrats individuels et les adhésions facultatives : il ne s'applique pas aux contrats collectifs obligatoires, dont la résiliation infra-annuelle d'une mutuelle d'entreprise relève de règles propres.
