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Essor du nombre de kinésithérapeutes : quelles conséquences pour l’Assurance maladie ?

Dans une publication du mois de juillet 2018, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) estime que le nombre de masseurs-kinésithérapeutes en France va augmenter de 57 % d’ici 2040 pour atteindre un effectif de 133 000 professionnels.

Cette étude met en parallèle cette hausse avec l’augmentation de l’espérance de vie et donc le vieillissement de la population.

Cela permet de tempérer cette augmentation du nombre de kinésithérapeutes car les besoins de soins de la population vont également augmenter. Mais il reste vrai que l’essor de la profession sera plus rapide.

Les français peuvent se réjouir de cette croissance en kinésithérapie en cette période de déserts médicaux. Par contre, la sécurité sociale risque de voir son budget impacté par cette augmentation du nombre de professionnels et donc de soins pris en charge.

L’évolution démographique de la profession de kinésithérapeute

L’étude de la DREES permet d’avoir une nouvelle vision de la profession de kinésithérapeute. Celle-ci évolue, non seulement en nombre, mais aussi dans sa composition.

On assite à une arrivée massive de kinésithérapeutes ayant obtenu un diplôme à l’étranger.

Ils représentaient 33 % des nouveaux inscrits auprès de l’ARS (agence régionale de santé) en 2015. La plupart d’entre eux sont de nationalité européenne avec une prédominance des français.

En effet, plus de la moitié des kinésithérapeutes ayant obtenu leur diplôme à l’étranger sont de nationalité française. Cela s’explique par la politique des quotas appliquée pour les admissions en institut de formation de masso-kinésithérapie. Bien que ces derniers aient été relevés ces dernières années, ils ne permettent pas d’absorber toute la demande.

La particularité de ces kinésithérapeutes avec un diplôme étranger est qu’ils ont tendance à commencer l’exercice de leur profession en tant qua salariés (32 % d’entre eux). A l’inverse, seuls 13 % des diplômés français choisissent cette voie. Les autres préfèrent s’installer en tant que profession libérale.

Les femmes représentent actuellement la moitié des effectifs en kinésithérapie. Cette tendance devrait se confirmer d’ici 2040 avec une projection de la DREES estimant le pourcentage de kinés femmes à 54 %.

Cette évolution démographique de la profession de kinésithérapeute va avoir des conséquences sur le budget de la sécurité sociale et des complémentaires santé consacré aux remboursements des séances de rééducation chez un kiné.

La prise en charge actuelle des actes de kinésithérapie par l’Assurance maladie

La prise en charge des séances de kinésithérapie par la sécurité sociale varie en fonction de l’âge du patient, de sa pathologie et du nombre de séances. Les actes prescrits pour un enfant sont pris en charge à 100 %. Seuls les éventuels dépassements d’honoraires sont à la charge du patient.

Pour les adultes, la prise en charge varie entre 60 et 80 % du tarif conventionnel en fonction de la pathologie traitée. Auparavant, un nombre limite de séances était fixé par la sécurité sociale pour chaque situation. Au-delà de ce nombre, une demande d’entente préalable devait être adressée à l’Assurance maladie pour obtenir leur remboursement.

Aujourd’hui, seules 14 situations de rééducation sont concernées par l’obligation d’effectuer une demande d’entente préalable. Elles sont listées dans un référentiel publié par la Haute Autorité de santé (HAS) sur lequel apparait également le nombre de séances possibles sans accord préalable.

Par exemple, une telle formalité doit être accomplie à partir de la 11ème séance pour une rééducation consécutive à une entorse externe récente de la cheville. En revanche, la demande d’accord préalable doit être réalisée dès la première séance pour les actes de rééducation liés à la libération du nerf médian du canal carpien.

Le rôle essentiel des complémentaire santé

Les dépassements d’honoraires restent fréquents en matière de kinésithérapie. Il est donc important de souscrire une complémentaire santé qui les prend en charge.

De plus, certaines mutuelles intègrent dans leur forfait bien-être ou médecines douces les séances de kinésithérapie, ce qui permet de prolonger certains soins au-delà du nombre fixé par l’Assurance maladie.

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