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Les médecines alternatives critiquées par 124 médecins

C’est une tribune violente à l’encontre des médecines alternatives qu’a publié un collectif de 124 médecins le 18 mars dernier dans le journal Le Figaro.

Les mots sont forts envers les praticiens qui exercent ce type de médecine. Le texte parle de "charlatans".

L’homéopathie est principalement visée. Mais ce manifeste concerne l’ensemble des médecines douces comme l’acupuncture ou la mésothérapie.

Il s’adresse directement au Conseil national de l’Ordre des médecins et aux pouvoirs publics en leur demandant la mise en application de 6 mesures radicales.

Les médecines alternatives, c’est quoi ?

Egalement appelées médecines douces, ces pratiques s’opposent à la médecine dite allopathique. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) en dénombre plus de 400.

Il ne s’agit pas exclusivement de médecines traditionnelles car certains de ces traitements ont été mis au point au 19ème siècle. Il est préférable de parler de médecines naturelles ou complémentaires.

On distingue 4 sortes de médecines alternatives

  • les traitements biologiques qui vont recourir aux plantes ou aux minéraux comme la phytothérapie ;
  • les traitements fondés sur les interactions entre le corps et l’esprit comme la sophrologie ;
  • les traitements qui vont impliquer des actes manuels comme l’ostéopathie ;
  • les traitements qui ont une théorie propre comme l’homéopathie.

Elles séduisent un nombre croissant de personnes. C’est pourquoi la plupart des complémentaires santé intègrent un forfait médecines douces dans leurs garanties. Ce type de mutuelle médecines douces est très apprécié des français.

Les 6 mesures demandées par les signataires du texte

Les 124 professionnels de la santé qui sont à l’origine de ce texte virulent dénonce les risques que les médecines alternatives font peser sur les patients

  • la surmédicalisation, c’est-à-dire entretenir l’idée que tout problème peut avoir une origine médicale et peut donc être traité avec un traitement alternatif ou non ;
  • l’amplification de la méfiance qu’une partie de la population a envers la médecine allopathique ;
  • le retard dans le diagnostic et dans la mise en place des traitements curatifs.

Pour lutter contre cela, ils demandent au Conseil national de l’Ordre des médecins et aux pouvoirs publics

  • l’interdiction aux médecins ou professionnels de santé qui promeuvent les médecins alternatives de faire état de leur titre ;
  • l’arrêt de la reconnaissance de ces pratiques comme des pratiques médicales ;
  • leur absence dans les formations médicales ;
  • l’arrêt de leur remboursement par l’Assurance maladie ;
  • une meilleure information du public notamment sur leurs effets ;
  • l’obligation de s’écarter de ces pratiques pour tous les professionnels de santé.

La réponse du Conseil national de l’Ordre des médecins

Le 22 mars 2018, le Conseil national de l’Ordre des médecins a publié un communiqué de presse dans lequel il condamne la virulence des propos tenus et encourage à faire preuve de modération. Il rappelle qu

  • l’homéopathie est classée au nombre des médecines alternatives et complémentaires sur le plan européen ;
  • chaque médecin peut être renvoyé devant une chambre disciplinaire dès lors qu’il est démontré que la prise en charge du patient n’a pas respecté les données acquises de la science ;
  • il n’est pas habilité à se prononcer sur la validité scientifique de ces thérapies. En conséquent, il a demandé à l’Académie nationale de médecine de se saisir du sujet et enjoint le Ministère des Solidarités et de la Santé à saisir la Haute autorité de santé.

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